Une ville-frontière longtemps dans l’ombre de Paris
En sortant du métro Gallieni, on est frappé par le contraste : tours d’hôtels, centre commercial aux airs de hub international, et, en toile de fond, les grandes barres d’habitat social qui rappellent le passé populaire et industriel de Bagnolet. Quelques mètres plus loin, la rue Sadi-Carnot bascule vers un centre-ville ancien, traversé par le flux des habitants et ponctué de commerces de proximité.
Longtemps, Bagnolet a souffert d’un paradoxe : tout proche de Paris, mais trop souvent considérée comme une simple “périphérie” (au double sens du mot), une ville de transit, desservie par une gare routière accueillant, chaque jour, près de 10 000 voyageurs européens (source : mairie de Bagnolet). Pourtant, depuis une quinzaine d’années, la commune de 36 691 habitants (Insee, 2021) se transforme progressivement en centralité urbaine, aimantant populations, entreprises et initiatives, et devenant l’un des laboratoires du Grand Paris en mutation.