La friche, parenthèse urbaine ou accélérateur de ville ?
Dans l’imaginaire, les friches trônent encore comme des vides, plantés sur la carte, bribes d’anciennes épopées industrielles ou promises à la démolition. Mais le Grand Paris, laboratoire à ciel ouvert, les a vues ressurgir sous une autre forme : phares temporaires où se brassent artistes, collectifs, architectes, riverains et promeneurs curieux.
La Petite Ceinture, les anciennes gares, les sites de production désaffectés des années 1970 à 2000… Le tissu métropolitain regorge de ces lieux en suspens – on en recensait plus de 250 en Île-de-France en 2022 selon l’observatoire régional de l’Institut Paris Région (Institut Paris Région), représentant près de 2 000 hectares à réinventer. Face aux injonctions à la densification, à la crise du foncier, à la nécessité de recomposer la ville sur elle-même (recycler plutôt que démolir), la friche devient ressource.