Une jeune gouvernance pour une vieille mosaïque urbaine
La Métropole du Grand Paris (MGP), créée officiellement le 1er janvier 2016, regroupe 131 communes sur trois départements (Paris, Hauts-de-Seine, Seine-Saint-Denis, Val-de-Marne, et quelques communes de l’Essonne, du Val-d’Oise et des Yvelines). Son objectif : dépasser les frontières administratives pour traiter des enjeux communs tels que le logement, les mobilités, l’environnement ou le développement économique. Très vite, la MGP s’est vu confier une compétence délicate : désigner ce qui relève de “l’intérêt métropolitain”, staffant donc l’arbitrage de projets qui modèlent la future métropole.
Dit plus concrètement : il ne s’agit pas d’ingérer partout, mais de coordonner des opérations (quartiers nouveaux, grands équipements, trames vertes, logements sociaux…) qui bénéficient à l’ensemble du territoire, au-delà des intérêts strictement locaux. Mais comment s’arbitre cette “métropolisation” des priorités ?